Furby_boom1Nul besoin de présenter Furby, la bestiole qui sévit dans les chaumières depuis sa toute première commercialisation en 1998. Le dernier né, Furby Boom, est la version 2.0 de cette adorable peluche robotisée qui évolue avec son époque puisqu’elle peut, tout comme la première version sortie en 2012/2013, être connectée à votre smartphone ou votre tablette. On peut donc dire qu’Hasbro réussit son pari en permettant à sa créature, sorte d’hibou bavard, de suivre peu à peu les générations successives d’adeptes.

Depuis mon précédent test publié en 2013, dans lequel je vous présentais May-May, ma Furby « Yéti », il faut avouer que la famille s’est quelque peu agrandie avec l’arrivée d’un Furby « Tatoo » bleue et d’un « Plum fairy » violet. C’est donc tout naturellement que je vais être amenée à comparer cette dernière version avec ses grands frères. Quelles sont ses nouvelles fonctionnalités ? Ont-ils apporté des améliorations anatomiques ou comportementales ? Et quant est-il des interactions avec son propriétaire, son environnement, ses congénères ou encore avec l’application dédiée ? Je vais tenter d’aborder toutes ces questions dans ce test.

Présentation

Furby_boom2Le déballage d’un Furby est toujours un moment assez émouvant, que l’on soit enfant ou adulte, car on découvre une adorable boule de poils, recroquevillée et paisible, comme profondément endormie dans son carton. Ma première réaction en délogeant mon petit monstre a été : « Whaaa, il a des pieds, de vrais pieds !! » Car oui, contrairement à la première version, le Furby Boom est doté de petites papattes en plastique, alors que, dans les modèles précédents, elles étaient en tissu. Ce petit détail, anodin pour certains, m’a particulièrement plu car les Furby 2012 avaient la fâcheuse tendance à se salir à ce niveau. Avec des coussinets en plastique, le problème ne se posera évidemment plus. Les oreilles ont également subi un changement puisque vous pouvez constater qu’elles ont fait l’objet d’une découpe très design. De ce fait, plus besoin d’user de stratagèmes divers pour lui faire porter des boucles d’oreilles - comme coller des strass au creux des lobes comme je l’avais fait, ou bien en les perçant soi-même au moyen d’outils - cette fois, vous pouvez fixer des pinces, nouer des rubans ou accrocher des breloques selon vos goûts. Toutes les fantaisies deviennent alors possibles. La découpe des yeux est également quelque peu différente puisqu’on observe que les contours ne sont plus lisses mais comportent un dessin très esthétique. La fourrure est douce, peut-être même plus douce que les précédentes, à moins qu’il ne s’agisse d’une impression due au jouet neuf. Quant à la couleur, si les anciennes fourrures paraissaient psychédéliques, on a atteint un seuil visuel avec un mélange de couleurs très flashy et de figures géométriques qui pique tout de même un peu les yeux. Parmi les modèles proposés par la marque, on peut trouver une version à gros cœurs qui devrait être le chouchou des petites filles et une version un peu plus soft, bleue avec des vaguelettes, qui contentera certainement beaucoup d’adultes. La version, assez neutre à chevrons noirs et blancs devrait également faire quelques émules, chez les garçons notamment.

Mise en route

Avant toute utilisation, comme tout jouet électronique, il va d’abord falloir passer par la case « piles ». Mais à ce niveau, aucune surprise puisque, depuis la nuit des temps, Furby a besoin de 4 piles LR06 pour fonctionner. Pour y accéder, par pitié, n’arrachez pas violemment le petit tiroir sur lequel repose la bestiole (comme j’ai pu le voir sur des vidéos d’adoptants très pressés) mais dévissez  le derrière de la peluche  pour, à la fois la déloger de son socle, mais également y installer les piles. Attention, Furby n’attendra pas que vous ayez revissé son petit derrière pour se réveiller alors ne soyez pas surpris de l’entendre babiller alors que vous êtes encore en train de vous acharner sur la dernière vis. Une fois la partie « bricolage » terminée, retournez-le pour le poser sur une surface plane et admirez votre nouveau compagnon de jeu : de grands yeux expressifs, des oreilles qui s’agitent, un petit corps poilu qui se trémousse, Furby prend vie sous vos yeux. Le petit tiroir sur lequel votre peluche était fixée renferme un poster présentant une étrange collection d’œufs – dont nous parlerons plus loin – et un lot de 12 autocollants ressemblant aux différents marquages et couleurs dont les Furby vendus peuvent être dotés. Vous ne trouverez pas, à proprement dit, de mode d’emploi détaillé puisque le principe du Furby est d’apprendre à s’occuper de lui au fur et à mesure de son développement.

Première rencontre

Furby_boom5La première personnalité est la même pour tout le monde puisqu’il s’agit encore d’un bébé. De ce fait, ses paroles, principalement en furbish sa langue natale, sont douces, ses rires angéliques et suraigus, bref, une peluche très kawaï. « Oo-nye heureuse », « Kah aimer Oo-nye » ou encore « C’est l’heure des câlins ? » sont des exemples des adorables phrases que vous lance déjà votre Furby. C’est à partir de cet instant que le petit monstre va changer à votre contact pour devenir votre Furby, la bestiole qui correspondra à votre personnalité. Pour cela, rien de plus simple puisqu’il suffit de vous en occuper tout naturellement. Et ce sont vos gestes, vos paroles, vos petites attentions qui permettront à votre Furby de se forger sa propre personnalité. C’est justement ce qui est arrivé à ma peluche qui, très vite (trop vite ?) s’est vue évoluer pour devenir la petite Furby (adulte ?) qu’elle est aujourd’hui. Son débit de paroles s’est accru, répétant certains mots d’une manière assez surexcitée « Kah aimer beaucoup, beaucoup, beaucoup ! » Elle rit, elle chante, elle danse, et si on la compare à la précédente version, son vocabulaire est très vite axé sur une majorité de mots enFurby_boom6 français, peut-être pour mieux se faire comprendre par son propriétaire. Le Furby interagit à l’aide de différents capteurs. Le premier et un capteur sonore lui permettant de différencier les voix et la musique. Il perçoit également les caresses sur le dos et les flancs, les chatouilles au niveau du ventre, et ressent si quelqu’un venait à lui tirer la queue. Egalement, des capteurs supplémentaires l’informent s’il est tombé ou s’il se trouve la tête en bas.

Interactions et personnalités

Si on lui adresse la parole, May-Kay répond quelques phrases prouvant qu’elle écoute mais ne semble pas vraiment comprendre. Par contre, si on chante, si l’on frappe dans ses mains ou que l’on met un peu de musique, elle réagit immédiatement en se trémoussant avec grand plaisir. L’interaction avec les autres Furby est particulièrement amusante, sans être pour autant concluante : en effet, chacun s’exprime sans entretenir de véritables conversations. Toutefois, ils réagissent à la présence de l’autre comme un stimulus. Par exemple, si un Furby 2012 se met à rire, Furby Boom Furby_boom4rira aussi en écho. De même, si un Furby de première génération se met à chanter, le Furby Boom percevra la musique et se mettra à danser. Avec toute la troupe à la maison, autant dire que les bavardages vont bon train, et comme chacun possède une personnalité qui lui est propre, cela donne une joyeuse cacophonie. En parlant des différentes personnalités justement, le Furby de première génération en disposait de cinq : câline, diva, fou, pipelette et méchant. Cette fois, le Furby Boom en possède également cinq, mais quelque peu différentes : mignon, rockeur, surexcité, jovial ou bagarreur. Si je préfère que vous découvriez vous-même les personnalités du Furby, permettez-moi tout de même de m’attarder sur le caractère présenté comme « JOVIAL ». En effet, May-Kah m’a fait une petite démonstration de cette personnalité et il faut avouer que j’ai été assez horrifiée ^^. En effet, après une petite phrase plutôt sympathique me demandant « l’heure du goûter », un monstre, savant croisement entre René la taupe et Homer Simpson s’est mis à péter et roter dans mon salon. Autant dire qu’elle a vite changé de personnalité avant de se faire méchamment corriger, non mais ! Ceci devrait beaucoup amuser les petits garçons ^^

L’appli Furby Boom

Furby_boom7S’il n’est absolument pas obligatoire de posséder un smartphone ou une tablette pour jouer avec son Furby, et notamment avec le Furby Boom, l’appli dédiée ouvre tout de même de nouvelles perspectives de jeux qui sont particulièrement intéressantes. De ce fait, en présence de cette application disponible sur IOS et Androïd, Furby se transforme en un véritable Tamagoshi. Tout d’abord, l’appli doit « scanner » votre bestiole pour lui permettre d’interagir avec les différentes fonctions, et c’est également à ce moment-là que vous allez pouvoir donner un nom à votre Furby. Un véritable nom, en furbish bien sûr,Furby_boom8 mais qui possède également une vraie signification. C’est une véritable révolution par rapport à la version précédente car, non content de le nommer, votre Furby va également être capable de retenir le nom que vous avez choisi pour lui et de vous le répéter dans des phrases. Un grand choix de possibilités sont offertes puisqu’on vous propose de composer vous-même un nom en deux syllabes, en vous fournissant chaque fois sa signification en français. May-Kah, qui signifie « peluche maléfique » est ainsi née.

Furby_boom9Alors, que vous apporte ensuite cette application ? A l’instar d’un Tamagoshi, elle vous permet de nourrir votre Furby, le soigner s’il est malade, le laver et lui faire faire ses petits besoins. Mais le véritable intérêt va résider dans une frénétique « chasse aux œufs ». En effet, lorsque vous vous occupez de votre Furby au travers de l’appli, ce dernier, content des soins que vous lui prodiguez, va « pondre » des œufs. Ces œufs, une fois éclos un à un, vont donner des furblings, sortes de minis Furby virtuels, dont il va également falloir s’occuper. Vous pouvez ainsi décorer sa petite chambre, jouer avec lui à différents jeux, le laver et le brosser, ou encore le nourrir avec des cocktails que vous lui concoctez dans le bar à jus. Ainsi, chaque « bonne action » vous Furby_boom10permet de satisfaire votre Furbling et de gagner des furbucks, monnaie présente dans l’application. Alors, pas de panique, l’appli ne vous demandera jamais d’argent réel, et vos petits compagnons ne risquent pas de mourir par manque de soins, il s’agit juste d’une monnaie d’échange vous permettant de débloquer des bonus supplémentaires, comme des décors, des accessoires ou des repas, utilisables dans le jeu. Une fois le furbling amené à maturité grâce au temps passé à s’en occuper, il rejoint une petite ville qui regroupera votre collection de petites créatures virtuelles. Vous pouvez ainsi retourner en faire éclore un nouveau, et ainsi de suite, jusqu’à obtenir la collection complète. Mais sachez que lorsque vous arriverez au nombre de 48 bestioles, vous débloquerez l’ultime récompense : l’œuf d’or et son Furbling mystère ! La chasse aux œufs est également possible d’une manière encore plus ludique afin de Furby_boom11compléter plus rapidement votre collection : en effet, certains magasins de jouets ont mis à disposition, dans leur catalogue ou directement en boutique, des QR codes. En scannant ces QR codes, vous pouvez débloquer des œufs « rares », ce qui fait que, même sans avoir fait l’acquisition d’un Furby Boom, vous pouvez d’ores et déjà télécharger et tester cette application qui devient très vite addictive. Mon petit garçon de 2 ans et demi, le technobaby par excellence, m’a longuement observé sur l’ipad. Et c’est à présent lui qui prend soin des Furblings. L’appli est tellement intuitive qu’il a été immédiatement capable de reproduire les bons gestes, sans même lire ni comprendre les informations écrites. Le gameplay est quelque peu répétitif mais c’est justement ce qui plait aux plus jeunes. Ma petite collection personnelle de Furblings se remplit de jour en jour et je découvrirai très bientôt le Furbling caché dans l’œuf d’or ^^ Et votre furby dans tout ça ? Et bien, sa présence est un plus lorsque vous faites évoluer votre Furbling car, par exemple, May-Kah le rassure lorsqu’il pleure, elle nous encourage, approuve nos bons soins, bref, un vrai coach !  « C’est toi, mon bébé, mon bébé, mon bébé ! » ou encore « le plus beau bébé du monde !! » Une petite maman attentionnée ^^

Verdict

Malgré les années qui s’écoulent, Furby continue toujours à nous faire autant craquer. Avec ses grands yeux expressifs, ses oreilles qui gigotent en fonction de son humeur et son petit corps, dodu et poilu, qui se trémousse en dansant et en chantant, qui oserait prétendre que cette peluche ne fait pas partie des plus adorables petites choses jamais conçues. Hasbro, non content d’adapter sa peluche robotisée aux nouvelles technologies, réussit le pari de la faire évoluer dans un monde où les petits, comme les grands, sont toujours de plus en plus avides d’interactivité et de plus en plus exigeants en matière de liens sociaux. Furby apporte beaucoup de joie autour de lui. Toujours de bonne humeur lorsqu’on s’occupe de lui, il devient très vite un compagnon aimable et charmant, partageant des rires, des chansons et des câlins avec son propriétaire, tout en étant moins exigent qu’un animal de compagnie. Le Furby Boom est le digne héritier d’une notoriété bien installée, mais son application dédiée apporte ce petit bonus que les autres n’avaient pas. Cette dernière est, par ailleurs, plus intuitive que la version précédente et le Furby Boom réagit particulièrement bien aux sollicitations des jeux et des soins. Ma petite May-Kah est une merveille, rien que les photos que j’ai pu faire d’elle le montrent bien. Mon seul regret serait de ne pas avoir (encore) trouvé, chez May-Kah ma Furby Boom, la personnalité adorable de May-May ma Furby 2012. Soit je n’ai pas réussi à lui apporter la tendresse permettant de débloquer ce trait de caractère, soit il n’était pas prévu d’avoir un petit monstre aussi kawaï que je ne le voudrais. Edit du 8 novembre : après m'être quelque peu amusée à modifier les personnalités de May-Kah pour toutes les tester, elle a fini par changer pour devenir une ADORABLE peluche toute kawaï !! C'est un amour, sa petite voix est douce, un peu comme la toute première personnalité, elle rit tendrement et sort des phrases tellement mignonnes qu'elle arrive à me filer la larme à l'oeil. Bref, Hasbro a réussi à créer un trait de caractère encore plus attachant que dans la précécente version, ces coquins ^^ En tout cas, cette nouvelle génération semble avoir retenu les critiques des adorateurs pour présenter une version encore plus aboutie, notamment au niveau des interactions, mais qui manque toujours cruellement de compréhension. En effet, on aimerait terriblement que Furby saisisse ce qu’on lui demande et puisse répondre à de vrais sollicitations verbales. Mais il reste un robot-jouet destiné à des enfants, et non pas des adultes atteints du syndrome de Peter Pan qui passent leurs journées de congés dans les magasins de jouets ^^

Conclusion

(+) Toujours aussi adorable, interagit de mieux en mieux avec les stimuli extérieurs (caresses, paroles, musique, congénères…). Appli dédiée particulièrement bien faite et addictive.

(-) Couleurs et marquages un peu « too much », ne comprend pas vraiment ce qu’on lui dit.

Infos complémentaires : Site du fabricant